mercredi 3 juin 2026

De quoi meurt un-e schizophrène ?

cé engajant hin

 

Ouej, une petite recherche Google (la mort ! La mort !) et voilà les trois questions les plus fréquemment posées quand on entre la requête "schiz" avant d'avoir pris le temps de compléter par le nom du blog.

Very sad ! Anyway...

Voilà que les soignant-e-s des urgences de Saint-Anne se mettent en grève pour protester contre le manque abominable (true) de moyens. Soutien total. A la statistique de mon doigt mouillé, effectivement, ça craint, mais vraiment.


Ca pouvait craindrouiller "avant" mais en 2026, en France, on meurt vite de schizophrénie, et de diverses pychoatypie et/ou neuroatypies. Nous schizo avons en moyenne une espérance de vie amoindrie de 9 ans, c'est formidable enfin, à la base notre corps fonctionne environ bien mais paf, on crève, parce que la vie est aini madame faut pas le prendre pour vous.

Ces deux dernières années j'ai été très en colère, sachant qu'au départ mes émotions sont à la mesure de mes troubles schizoaff, assez intenses.


J'allais super mal aussi, pour l'intensité se référer à la phrase ci dessus. bref, j'ai béénficié d'une longue hospitalisation séqsuentielle dans le privé, car mon comportement (notez que je n'ai pas dit "mon état" hein, mon comportement) le permettait.


C'est-à dire que je n'attentais pas à mon intégrité physique, à celle d'autrui je crois pas que ça ai été le cas un jour, et à l'intégrité corporelle du matériel non plus. Pour le corps du matériel, je plaisante, au cas où une personne férue de psychanalyse de l'avant dernier siecle passe par là et pense que les schizo sont incapables de second degré.


Comportement adapté : polie avec le personnel et les autrs patient-e-s (ça prouve bien que c'est nous qui devons nous adapter alors qu'on est vlà dans le mal, passons), comportement clinique friendly : délire et autres symptomes productifs pas trop flamboyants, ne pas être trop remuant-e en somme.
Comportement saveur HP direct : self-harm trop fréquent, vélléités suicidaires avec "code rouge", menaces ou acting out hetero agressif, consommation de produits stupefiants (l'alcool est compris dedans, la clope est excusée pour cette fois seulement)

En deça il y a debrouille toi a domicile connasse, au delà allo police, préfet juge, passion UMD


Je suis redevenue complètement fréquentable et le problèm actuel, c'est que la situation st si tendue du slob que le CMP de ce que j'ai compris a du mal à dégager du temps de personnel pour ma potit pomme.

En plus j'ai acquis une aura de patiente casse burnes.Ce qui me fait bien chier même si, pourquoi pas, c'est mérité (j'ai jamais retourné le bureau sur la gueule de ma psychiatre et croyez moi j'ai pris sur moi, mais je sais ls consquences) mais j'ai été parfois malaimable et j'ai ragequit un entretien infirmier. Bwaaaah, j'ai fait comm Haenel, jme suis levée et cassée.

Ca me fait chier car la sentence est de un durable de deux sévère.

Bon, j'ai eu un "psyqare", un psychiatre en visio, c'était un chouette médecin psychiatre. Efficace, humain, dispo, tout. Mais ça a dégringolé, ma santé mentale, rin à voir avec le suivi, assez à voir avec un choix de partenaire de vie peu judicieux, bref. Quand ça a commncé à merder sévère il m'a rcommandée à l'HP le plus proche, mais il n'y avait pas de place et je n'y ai plus "mes entrées" (j'y suis allée une seule fois, suite à un coma hydrique,une sacrée histoire, bref) Bon, ça s'est accéléré mon potit voyage dans l'Interzone et le gars me voyait souffrir et le pronostic vital s'engager, il a rédigé une lettre d'adressage de feu, vraiment.


J'ai fait une IMV avec une dose letale d'un medoc (je les connais). Long story made un peu moins longue, j'ai été récupérée par les pompiers j'ai été sortante une petite semaine plus tard, sous réserve du feu vert de l'infirmière psy des urgences de garde ce jour là.

Donc je suis allée la voir, tout ça, elle m'a dit, vous voulz un hospit' j'ai dit ben, oui, je pense que c'est nécessaire, elle a appelé et elle a dit "ben ils n'ont pas de place" j'ai dit qu c'était dommage, bon.
Elle m'a ausi dit d'aller au CMP, sauf que j'étais sortie des suivis car la pychiatre me trouvait suffisamment autonome, l'infirmière m'a dit de consulter mon psychiatre en ligne et j'ai dit qu'il pouvait plus me suivre sans un resau présntil local


Alors l'IDE a dit "ben, allez voir un privé"


J'ai dit que je trouvais pas dans la petite ville elle fait une requête google ou quoi et m'a dit "dr Machin, ici" elle a noté le nom sur un post it et posé le post it devant moi.

Donc bon, je suis rentrée chez moi en bus retrouver mes chats et mes amis IVL.

Suite à cet événement la medecin addicto du CSAPA a envoyé des demandes urgentes à 3 cliniques, ça devait etre les plus chaudes de la region, j'ai pu etre hospitalisée rapidement.



TLDR : de quoi meurt un schizophrene : de sa maladie car elle n'est plus que difficilement soignée.

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