mercredi 18 décembre 2019

NAPA et autodérision, où, quand, comment... pourquoi ?





L'autoderision est un vaste sujet.

Je passerai vite fait sur le fait que c'est l'argument moisi de la cohorte ds "On peut plus rien dire hoalala second degré autoderision" des gen-te-s qui rint jamais d'elleux-mêmes mais toujours aux depends des autres.

L'autoderision est donc une forme d'humour assez amère consistant à rire de soi.

Cela peut-être très sain à mon sens, se mettre en perspective, ne pas se prendre au sérieux (mais why en fait ne se prendrait-on pas au sérieux ?), ne pas choper un gros melon, dédramatiser ses défauts.

Quand on est NAPA je trouve que cela recouvre d'autres couleurs (comme dans le cas de toute personne subissant une/des oppressions sytémiques et riant de ce statut même comme une forme d'humour noir)

D’abord il convient de savoir avec qui on use de cet humour, car l'ayant beaucoup pratiqué je dirais qu'il s'agit chez moi dans 95% des cas de rire AVEC moi avec des non concerné-e-s afin de me donner l'illusion que celleux ci ne rient pas DE moi contre mon gré. De fait je me soumets à leur domination et à leurs moqueries en apportant de l'eau à leur moulin (par désir de me rendre actrice de cette maltraitance, d'essayer de la retourner, ou simplement ne pas en vivre encore plus en se faisant taxer de mauvaise joueuse)

Or que savent les non concerné-e-s de mes vécus, de mes émotions, de mes symptômes et de leurs impacts réels sur ma vie quotidienne et intra psychique ? Ce qu'ils en voient (et peut donc paraitre absurde ou comique) donc peanuts.

Rire de soi aka de sa condition psy ou neuro avec un-e non concerné-e c'est donc rire de la condition, des symptômes flagrants, de situations semblant cocasse quand on ne les vit pas (mais qui peuvent en fait être très anxiogènes ou douloureuses) dont on préfère "rire plutôt que d'en pleurer", souvent, consciemment ou non, pour ne pas embarrasser la personne non concernée avec des vécus lourds et répétitifs (oui la souffrance ça dure, des semaines, mois années, decades)

Or, ralcu de ne pas embarrasser les NT avec ma souffrance.

Politiquement c'est également problématique car on peut alors être tokernisé-e et devenir la caution de propos psychophobe "oui mais ma pote Julie elle rit de ses hallus alors en rire ce n'est aps problématique" (existe dans toute forme de discrimantion systemique, btw)

J'ai nité une deuxieme chose, notamment concernant ma maladresse. Cela braque le projecteur dessus "haha j'ai encore cassé un verre, c'est bien moi ça" "tiens tu as renversé ça, tu as fait ta Julie" etc, renforcent chez les autres l'idée que je suis toujours maladroite et que je suis LA SEULE à effectuer des mouvements maladroits. Cela apporte un biais à la perception de boulettes faites par moi et par les autres (je n'en fais pas tellement plus non plus)

Ca ancre l'idée de la pregnance du symptome, àa ancre une certaine idée de moi - plus globalement ça ancre des préjugés.

A titre personnelle je ne souhaite donc plus user d'uaotderision au sjet de mes troubles schizo affectifs avec des NT, voire avec des personnes NAPA ne vivant pas de condition psychotique.


Rire de soi par devers soi (rire tou-te seul-e, tourner en dérision une voix, une réaction à une situation ect est à double tranchant cez moi. Cela a le côté de dédramatiser, sur le moment ou à distance, unmoment embarrassant ou douloureux, porteur de culpabilité et de honte le plus souvent (avoir ressenti de la honte en public, avec l'impression d'avoir fait une connerie). Dans le même temps cela donne du grain à moudre à ma culpabilité en, quelque part, al légitimant à mes propres yux. Or j'arrive dans un moment de mon cheminement où je tente de me dégager d'une enfance et d'une adolescence où mon education a atomisé toute parcelle de confiance en moi que j'aurais pu avoir ou acquerir et m'a chargé d'une dette morale imaginaire irremboursbale et infinie. Je ne souhaite plus me charger de ce fardeau et c'est une réelle lutte à bras le corps pour m'en dégager, je pense que cela passer apr un condition de certaines de mes attitudes envers moi-même, vers plus de bienveillance et de neutralité et moins de moqueries.

Mes hallus auditives sont chiantes dans le sens ennuyantes ? (oui entendre "les carottes sont trop salées" murmuré dans la pièce à côté c'est ps hyper fascinant c'est wtf) Eh bien au moins elles sont neutres et ne m'agressent pas, ne me font souffrir qu'a minima parce qu'elles me surprennent et me donnent le sentiment d'être étrange ou que je perds le contrôle sur mes sens et mon cerveau (je bugue quoi)

Je parle bien là de rire de ses troubles, pas d'autres caractéristiques moins discriminées socialement (comme pour moi reste douloureux de rire de sa grosseur, de ses troubles cognitifs, de sa présumée laideur, de sa timidité etc) En mettant un bémol sur le fait que je ne vais pas minorer en m'en moquant les rares trucs que je trouve bien chez moi parce que ce serait honteux d'être contente de moi.


Enfin, rire de soi, de sa condition psy ou neuro, des se symptômes ou côtés apparents avec d'autres concerné-e-s me semblent par contre soulageant et ici réellement aidant. On parle entre personnes qui savons ce que recouvre la partie emergée de l'iceberg et la part de souffrance derrière ce que l'ou nommons surégair, dramatiser, etre bizarre, avoir eu l'air tarte etc, entre personnes qui vivons/avons vécu les mêmes experiences sociales et intra psychiques, et comme souvent on est davantage bienveillant avec autrui cela permet de se décaler 'une position d'autoflagellation pour accéder à un réel second degré (sens sous le sens) ou une réelle ironie (exprimer le contraire de ce que l'on pense vs etre cynique et le penser à moitié et être caustique)


Je concluerais pas : l'autoderision, en user avec parcimonie et avec des ami-e-s concerné-e-s, pour moi en tout cas. J'ai cosncience d'être maintenant rétablie et pouvoir m'ofrir ce luxe, il s'agit d'un privilège dont tou-te-s personne NAPA ne peut pas user

vendredi 6 décembre 2019

Mon expérience de la lamotrigine

Votre lamotrigine du jour servie sur un plateau
 
Voilà environ six mois que je suis sous lamotrigine (princeps : Lamictal)
 
Il s'agit d'un régulateur de l'humeur (thymoregulateur) aux effets legerement stimulants, un peu comparable au lithium dans ses effets sans les inconvenients de la prise de sang regulière.
 
Elle doit être introduite très lentement, par paliers de 50mg en surveillant bien sa peau car elle peut causer de sérieux effets indésirables cutanés.
 
Ma forme de schizophrénie (troubles schizo-affectifs) est bipolaire (on pense maintenant qu'il s'agit d'un même spectre, schizophrénie et bipolarité), génétiquement on est assez chargés bipo dans ma famille paternelle (cause de bipolarité génétique reconnue depuis longtemps) et ma forme est dépressive. J'ai connu les accès maniaques, les états mixtes, les periodes melancoliformes voire catatoniques.
 
Ces dernières années les symptomes typiquements psychotiques étaient en arrière plan (peu d'hallucinations, peu d'idées mystiques ou délirantes) grâce à l'hugiene de vie, au Risperdal action prolongée et aussi grâce à une solide et efficace psychothérapie par une psychologue clinicienne. Les mouvemens d'humeur étaient aussi moins francs et moins longs (phases de deux semaines à un mois, typiquement quinze jours hypomane avec conso d'alcool majorée, oniomanie (achats compulsifs frénétqiues) hyperactivité, suivies d'un mois d'papathie et de tristesse)
 
J'étais par ailleurs sous antidepresseur ce qui a fini en l'augmentant par déclencher un état maniaque assez pénible à vivre (pas trop d'éclatement car me contenant beaucoup mais une immense tension et un grand besoin de me défouler physiquement, de crier, et de me focus par moment)
 
Au final ma psychiatre a arrêté l'antidepresseur (paroxetine, pire sevrage ever) et a introduit la lamotrigine (j'étais devenue impossible à piquer même en artériel) à la faveur d'une cure de sevrage en HP.
 
Je suis maintenant à la dose efficace et je dois noter une nette amélioration : lissage des mouvements thymiques, plus d'oniomanie, plus de phase apathique, on va dire sortie des contraintes exterieures plus de variation intrapsychique et un bon dynamisme soutenu depuis quelques mois.
 
Je n'ai pas ressenti d'effet indésirable notable (pas de sensation de faim, pas de virage maniaque (attention car cela m'a été signalé chez certaines personnes), je n'ai eu aucun problème cutané et aucun symptome d mise en route)
 
Je fais donc un bilan positif de ce traitement chimique.
 
Je reprécise au cas où que je suis favorable à la chimie ME concernant et que tout choix éclairé est bon, que ce soit les medicaments, la thérpie par la parole, la phytotherapie ou autre, vivre ses mouvements d'humeur en les accompagnant et reconnaitre son nouvel état psychique, je ne dirai jamais assez combien je suis partisane de l'auto détermination. De plus j'ai la chance de bien réagir aux traitements médicamenteux, ce qui est une forme de privilège puisque c'est loin d'être le cas de toustes. Enfin j'ai conscience de l'extrême variation de réactions des traitements medicamenteux selon les personnes : on n'a pas toustes le même corps ni le même traitement.
 
Dernier petit mot qui n'a pas rapport mais courage à toustes pour les fêtes de fin d'année. Ce qui est source de stress mais aussi de réjouissances pour les NT ne l'est pas forcement pour les personnes NAPA : que ce soit icolement en voyant le reste de la planète kiffant en famille, famille compliquée ou toxique avec des repas à rallonge agrémentés de reflexions psychophobes et x phobe en tout genre, limitation et galère des cadeaux, entre la précarité financière que l'on vit souvent et la difficulté à faire les magasins surpeuplés, et bien sûr l'abondance de bouffe pour les personnes avec TCA.
Je nous souhiate à toustes de la sérénité en 2020 et de bien continuer la lutte. 

jeudi 28 novembre 2019

Coup de pied au cul, miracle ou maltraitance ?






Le "coup de pied au cul" psychique parmi les personnes NAPA y'a des pour et des contre. Je parle là de la ramonée faite par quelqu'un de bienveillant (ou se voulant tel) quand on se "laisse aller" pour nous pousser à nous bouger.

Je parlerai donc de ce coup de pied au cul chez moi.
Chez moi un coup de pied au cul c'est un coup de pied qui m'enfonce un peu plus la tête sous l'eau. C'est jamaisbienveillant. C'est toujours maltraitant. Ca sert jamais à rien parce que scoop, je m'en rends compte que je vais mal, que je bois et que je me lave plus, c'est pas ça le problème, le problème c'est la douleur et les spoons et c'est pas en tapant sur une personne fracturée que ça va la faire marcher.
Ce que je préfère c'est le coup de pied au cul de la vague copine sur l'alcool alors que son wall c'est la promo 365 de l'amicale des amis du vin.
Ca se veut bien veillant alors pro tip : si vous n'êtes pas bienveillant avec moi habituellement (famille, vagues mai-e-s, etc) c'est pas la peine : ça me fera que souffrir plus. Au moment où je vais mieux c'est pas la peine de vous monter la tpete en mode "c'est parce que je l'ai secouée, c'est grpace à moi". Non, c'est grpace à mes seuls efforts , malgré vos mots blessants inutilement.
Le coup de pied au cul c'est le degaingae utlime des NT qui savent pas se comporter face à une personne en souffrance et qui du coup aboient en pensant que ça fera réagir. Non.
Y'a des gen-te-s qui y réagissent bien et disent en avoir besoin, mais je suppose que c'est plus de la part de potes ou de famille bienveillante qui sont par ailleurs soutenants. Parce que dans le vide c'est juste wtf j'espère que vous vous en rendez compte maintenant.

Le recadrage c'est autre chose. J'ecoute toujours quand on me dit que je deborde trop d'agressivité (on me le dit souvent mais parfois oui c'est illegitime de ma part), quand on souligne un symptome qui a tendance à réapparaitre, quand on rationnalise mes idées paranoïdes ou hypochondraques, mes anticipations anxieuses.

Mais le gueuler dessus en me disant que je déconne et srx reprends toi meuf, ça me fait juste me faire sentir comme une merde et me replier un peu plus. En plus des coups de la vie et de mon cerveau qui me trolle c'est une agression absurde venue de l'exterieur qui n'est aucunement (aucunement) aidante, qui est jugeante, qui est mechante.

Car oui venant de personnes wtf ou qui n'essaient pas d'aider autrement c'est de la mechanceté, soyez lucides un peu, si vous savez pas aider sachez au moins fermer votre gueule.

Si ça sort ce soir c'est que je suis fatiguée, de ma journée, aussi de m'être remise debout à force d'efforts constants et répétés sur moi même tandis que les NT problematiques m'entourant vivent pépouzes sans jamais travailler sur eux et sont paternalistes et prompts aux réponses genre prend sur toi, secoue toi.

Ca fait genre 35 ans que j'ai une condition psy, que je travaille sur moi (seule, avec des pros, avec des cachets, avec des techniques alternatives, je fais de tout, même du yoga (blague de napa))(c'est authentique), que je fais des effort sonstants et quasiment ininterrompus depuis 35 putains d'années et que j'en suis arrivée à mes 44 ans et à un stade où j'ai juste plus de temps à perdre avec des personnes qui me repsectent pas.


Alors la prochaine fois où j'irai mal (et ça rrivera, ça revient toujours) cellui qui ose me mettre un coup de pied au cul se verra recevoir mon poing dans la gueule et si c'est pas possible se verra discretemtn mais definitivement blacklistée de ma vie comme de mon respect. Voire call outée.

vendredi 20 septembre 2019

Recevoir les plaintes

Tout d'abord je ne suis pas fan de taper perpétuellement sur les parents, particulièrement s'iels sont fols.

Mais quand même, il leur arrive d'être déconnant-e-s. Ou maltraitant-e-s (j'inclus la maltraitance par négligence et psychologique)

Dans ma (longue) carrière d'usegère de la psy j'ai le plus souvent entendu des explications aux comportements chelous de mes parents ("il etait depressif" "elle est pas rassurée donc pas rassurante" "elle était jalouse/angoissée")

Alors OK, ça part souvent d'une bonne intention : expliquer pour désamorcer le désarroi, comprendre un comportement défaillant (et on a toustes des failles, parent-e-s compris-e-s), améliorer la relation (otxique et douliureuse) faire la paix avec autrui donc soi même.

Mais.


Mais durant 20 ans de ce discours ça m'a servi à rien. Parce qu'à côté de ça mes plaintes n'étaient pas écoutées.

Bien sûr qu'à 25 ou 30 ans on comprend que sa maman était malade, que son papa était triste, que sa soeur était jalouse, que les humiliations, négligences, mots durs, coups éventuels peuvent s'expliquer.

Mais ça change quoi au fait qu'un jour on a eu trois ans, qu'on n'y comprenait rien et qu'on a vécu les choses comme traumatisantes, qu'à 8 ans on a aucun recul et que les choses vécues ont bel et bien été vécues et ont laissé des traces. Ca change quoi au fait que je me suis trainé un PTSD complexe que personne a jamais pris la peine de diagnostiquer.

Sans parler de la question du stigmate de la schizophrénie imbibée de psyk qui fait dire à moult soignant-e-s que les schizo se sentent persécuté-e-s par papa maman ?

Nan mais c'est pas parce que je suis parano que personne ne m'en veut.

Donc oui j'ai trainé ça comme un boulet, me sentant pas entendue dans ma douleur (légitime) me sentant chargée de culpabilité (avec en plus le discours sur les parent-e-s qui souffrent tellement que leur enfant-e soit malade et il faut bien les comprendre) et me sentant obligée de comprendre et pardonner avant même d'avoir pu évacuer les moments douloureux, les mots qui restent gravés à jamais, les soirées passées seule dans la petite enfance.

Il m'a fallu attendre mes 35 ans pour qu'une psychologue reçoive mes plaintes. Alors ça a été 1 an de plaintes. Et elle écoutait. Et elle me laissait retourner dans le passé. Et elle utilisait des outils de pedo psy avec moi parce que durant les séances j'étais enfant. Et elle a prononcé le mot "maltraitance". Et elle a été la première à me dire que ma mère avait peut-être pas été une si bonne mère que ça sans m'encombrer des pourquoi.


Chacun-e a ses pourquoi. J'ai jamais interrompu mes relations avec mes daron-ne-s même si ça a souvent été conflictuel et toxique. Cette psychologue a été la première à me dire que peut-être le problème venait pas exclusivement de moi et de ma maladie (qui trouvait plutôt de ses sources dans le passé)

Expliquer, c'est bien. Ca aide. Mais après. Après nous avoir laissé chialer pendant un an, deux ans, deux mois. Après nous avoir dit eh oui ça en fait de la souffrance, je l'accueille et je vous console.

Une fois que tout ça a bien été entendu on peut construire sur quelques bases, reconnaitre les failles, savoir que c'est simple pour personne et que nul-le n'est clivé-e en blanc et noir. Après vient l'apaisement.

Après.

Srx j'en ai marre de devoir comprendre tout le monde, tous les NT de la terre dans leurincomprehension de moi. J'ai laissé tomber personne me comprend. Mais les NT se comprennent pas non plus entre elleux. Je peux juste partager des experiences de vie et intrapsychique avec mes pairs qui ont vécu des choses proches.

Mais fuck quoi, entendre pendant 20 ans que ma maman est fragile et a fait deson mieux et que j'abuse t suis paranoïde quand j'en parle jpp.

Maintenant ça va. Mon père est mort et les ardoises avaient été réglées. Je me permets de ne pas pardonner certains mots, sans me sentir coupable. Il était comme ça, il m'a jamais laissée tomber non plus. Ainsi va la vie ainsi sont les gen-te-s.

Mais "expliquer" en premier lieu sert à rien. Comme ça servirait à rien d'expliquer en premier lieu à une victime de viol que le violeur est pris dans un fonctionnement sociétal qui le dépasse sûrement et que bon la société est misogyne et blibli la culture du vio. Quand on est trauma osef.

On veut juste être écouté-e-s. De toutes les oreilles. Et qu'on nous dise que ouej ça a été dur mais que tout ça était pas mérité et fait pas de nous de mauvaises personnes. Des mots simples qui coutent pas cher, et la mentalisation en second lieu.

vendredi 13 septembre 2019

Les colères d'une fol

Je suis une femme (cis). Des millénaires de bourrage de crâne à coups de trépanations s'il le fallait m'ont appris qu'il était préférable de ne pas trop l'ouvrir.
Je suis une fol. Pendant l'Inquisition, on torturait les "femmes acariâtres". Depuis des siècles et notamment le XIXe XXe on nous apprend que notre colère est du fait de notre folie.

Je précise que je suis une personne gentille et docile, soumise, plus même qu'une autre personne afab de base.

Ce n'est pas une vantardise, je ne considère pas cela vraiment comme une qualité ou quelque chose de réfléchi ou de décidé, comme une belle éthique.

J'ai été une petite enfant médicament, ai connu des séparations très précocément, depuis mes trois quatre ans je m'écrase et veille à ambiancer et gâter toute personne proche dans la terreur de la perdre.


La seule psychologue que j'ai consulté qui a pris la peine d’écouter mes plaintes et de les recevoir avant de me dire que Machin et Bidule elleux mêmes étaient pas rassuré-e-s donc pas rassurant-e-s (ce qui est accessible à 30 ans mais ne change rien au vécu d'angoisse extrême subi dans la petite enfance, qui est à entendre et rassurer avant de trouver des explications et des excuses aux tuteurices) m'a pointé que c'est logique ou une réaction logique de tenter de colmater le parent quand on est à peine plus que bébé, car de sa santé mentale et son humeur, notre propre survie aussi bien materielle qu'affective depend.


Un autre psychologue plus tonique mais intéressant rencontré plus récemment m'a fait remarquer que maintenant j'ai 43 ans et ne suis plus obligée de fonctionner ainisi si ça ne me convient pas.


Bref je suis une meuf, je suis fragile, je m'écrase, je suis gentille.

Mais si cette attitude persiste c'est aussi car mes expressions de colère (fréquentes a l'adolescence et a l'adulescence) sont doublement stigmatisées : une femme doit être pondérée, une fol s'enerve pour rien, elle délire, elle est "persécutée".

Je vis une relation cis hetero avec ce que ça implique comme rapport de domination (et ce quel que soit le mec cis, deconstruit ou pas, arrêtons de nous mentir et de ne voir des oppresseurs que dans les mascus) Je suis en retraite anticipée. Je suis handicapée. Je suis schizo. Je suis cisbie (mais ici ça ne compte pas)
Il est diabétique, a eu un passé on va dire compliqué, est NT et valide, blanc et cishet. Et cadre.

Je suis feministe. Je suis radicale. Je suis matérialiste.

Je suis suivie au CMP où psychologue comme infirmière m'invite à "déposer mes émotions" comme si les émotions étaient des paquets qu'on pouvait s'enlever de la tête pour les stocker ailleurs.

Quand on a lu tout ça on comprend que parfois, je suis en colère. Tout le monde est en colère parfois. J'ai ma rage de base des féminicides, de la non marche du monde, des violences oppressives (desquelles je participe etant cis et blanche, éduquée ou non), de la merde partout tout le temps qui se deverse à chaque flash info.
On va dire la base.


Mais je suis gentille alors dans le couple je fais comme on dit des "collections de timbres" de micro violences, micro contrariétés, micro fermages de gueule, des dizaines, des centaines, tout le temps.

Parce que j'ai peur des conflits. Parce que j'ai peur de tout perdre. Parce que j'ai peur de tout. Parce que les cris me foutent laz trouille. Parce que ma colère peut me passer en mode berserk (c'est déjà arrivé)


Cependant parfois la coupe est pleine et elle déborde (et pas que de sang menstruel) Je m'engueule peu avec mon conjoint (il n'aime pas ça, il quitte la conversation comme il me muterait sur un groupe fb) J'exprime ma colère au CMP. Les petits trucs. Mais aussi les gros. Je suis parfois furieuse. Parfois je dis que je vais me barrer et vivre seule avec mes chats et être oklm. Plus j'y pense sur cette dernière année plus c'était légitime.

Et puis je ne fais que faire ce qui m'est demandé : déposer mes émotions.

Mais je m'entends répondre "il devient votre persecuteur" ( = vous êtes parano). Je m'entends répondre par mon conjoint que ça suffit les sautes d'humeur qu'il faut en parler avec l'infirmière. Je m'entends répondre qu'il faut que je me dépense physiquement pour évacuer cette énergie malvenue et inappropriée.


Je suis pathologisée.

Je suis une femme fol en colère, je suis pas crédible.

Je suis misandre, c'est insoutenable (litteralement)

Je suis renvoyée à mes quatre ans quand je me fâchais, rarement,  sans doute à raison et qu'on se moquait de cette émotion jusqu'à ce que je passe à l'acte violemment. Depuis, je suis "méchante, colérique, tu cassais tout".

Je ne suis plus un être humain qui a des raisons d'être vnr, je suis une femme donc je dois être calme aec mon conjoint parce que rien de mieux que la communication positive et non violente (que ces messieurs ne nous rendent pas)(etq ue la charge émotionnelle c'est pour notre gueule)
Je ne suis plus un être humain qui a des raisons d'être vnr je suis une fol en habit de folie, proche ou dans le délire.

Oh ben je savais déjà, j'ai tenté et puis j'ai appris (je peux me montrer patiente et même obtuse mais ça finit par rentrer). La colère passe dans 4h de menage, une heure de vélo, 400 balles d'achat sur internet ou un litre de bière. Ca reste entre moi et moi au mépris de ma santé.

Mais hey, je suis fonctionnelle et une bonne compagne et une bonne fol bien rangée :). TVB.


Je rêve si souvent de tout passer au lance flammes et de couper des têtes. Et que purin on m'applaudisse pour ça.

mercredi 11 septembre 2019

Diagnostic : une annonce libératrice ?



Mon cas est quelque peu particulier puisque je suis restée dans le déni de ma schizophrénie durant dix ans après l'annonce du diagnostic (cf le premier billet de ce blog)

Avant l'annonce des mots "Troubles schizo-affectifs" je suis restée dans une errance diagnostique de 15 ans. Voire davantage si l'on considère que j'ai été une enfant très anxio depressive et phobique sociale, mais que comme mes résultats scolaires allaient bien et que dans les années 80/90 on n'emmenait les enfants consulter qu'en cas d'impact grave sur la vie quotidienne et/ou scolaire, c'est passé à l'as (bien qu'ayant été signalé par des institutrices, profs de sport extra scolaire, remarqué par mon père notamment et qu'il y ai eu des alertes comme une fugue à l'âge de 11 ans)

Je suis psychiatrisée de ma volonté depuis l'âge de 17 ans, début des troubles on va dire bruyants. Une TS suite à une rupture amoureuse, une augmentation de ma conso d'alcool et de stupéfiants (ayant commencé entre 13 et 15 ans), des troubles affectifs et du comportement et des idéations délirantes autour du corps (dont je n'ai commencé à parler que récemment) et de jalousie pathologique (ayant ruiné toutes mes interactions romantiques jusqu'à mes 38 ans)

Depuis ce moment là j'ai connu une série de diagnostics divers et variés : névrose d'angoisse, "troubles graves de la personnalité de type narcissique et pervers", TPB ("vous êtes un cas comme dans les livres"), schizophrénie paranoïde, psychose maniaco depressive (aujourd'hui on dit bipolaire type I)

Généralement je me gardais de poser la question du diagnostic et les psychiatres se montraient avares en renseignements. Chaque diagnostic évoqué me mettait en fureur et motivaient la rupture avec lae thérapeute.

A vrai dire je ne l'ai demandé qu'au Dr B., que j'ai déjà évoqué, un psychiatre chef d'HP qui me connaissait bien, usait d'un petit paternalisme affectueux qui me rassurait et m'a sauvé la vie plusieurs fois en m'accueillant à l'arrache dans son hôpital (par ailleurs lamentable mais soit, j'étais coupée des produits et mise sous Risperdal ce qui me retapait en quinze jours).

Le diagnostic de TPB c'était lui. A l'époque (je dirais 1997) il se disait que ces troubles ne pouvaient pas se soigner, n'avaient pas de traitement, que les personnes vivant avec mouraient précocément de mort violente, mais que si la survie était assurée ça pouvait se lisser à la quarantaine. Quand on a 22 ans ça fout les boules. Un avenir incertain, une seule perspective de soin : se faire mettre une solide camisole chimique en esperant atteindre péniblement la quarantaine puis commencer une "nouvelle vie" plus calme mais ravagée de tout. Et il se disait, comme il se dit toujours hélas et à tort, que les personnes vivant avec ce trouble étaient spécialement chiantes et ingérables.

Je m'imaginais donc que mes productions délirantes et hallucinatoires étaient dues aux toxiques ingérés en masse et que la seule sobriété les résolvait, ce qui me faisait arrêter le Risperdal dès que je mettais un pied hors de l'hôpital. La boucle se rebouclait environ une fois par an, avec chaque fois des rechutes plus violentes doublées d'incurie, une présentation lamentable sur mon lieu de travail et un dossier se montant contre moi de plus en plus étoffé, dans mon dos, échappant à toute évaluation annuelle de la cadre, sachant que la psychophobie des soignant-e est plus aigue encore quand la folie touche un-e autre soignant-e (ça devient très inquiétant sur sa propre santé mentale)

Bref, meanwhile in HP, je redemande un jour au Dr B. de quoi je souffre. Il me lâche les mots de "troubles schizo-affectifs". N'en ayant eu aucune connaissance durant mes études ni sur mon lieu de travail (je crois que c'est un terme de Bleuler remis au goût du jour dans les années 2000, date a laquelle j'étais déjà reclassée) je ne savais pas de quoi il s'agissait. C'est en toute simplicité que j'ai dit "et c'est quoi ?"


Note : Le Dr B etait de cette école hélas répandue selon laquelle il ne faut pas annoncer un diagnostic à un-e usager-e sous peine qu'iel s'identifie à la pathologie, regresse dedans et n'ai plus jamais aucune autre identité.

Il a marmonné un truc très vague sur les troubles affectifs et "un petit côté bipolaire".

Je me suis gardée d'en demander plus. Je me trainais alors une culpabilité intense et un enorme sentiment de secret refoulé avec tous les fantasmes et délires que cela peut déclencher (inceste ? Fausse paternité ? Secret familial honteux ? Trauma refoulé durant l'enfance ?)


en 2010, fraichement remise d'un episode maniaque puis melancolique (la routine, en plus fort) j'ai googlé le terme. Seul Wikipédia m'a répondu qu'il s'agissait d'une forme de schizophrénie. "Allons bon" me suis-je dit. Wikipédia regorge de connerie. Par ailleurs j'écume les internets depuis tout ce temps et les resources sur les TSA sont plus que rares.

Au décours d'une cure de sevrage alcoolique j'ai été sevrée d'une partie de mon traitement psychiatrique et ai traversé une thérapie de groupe qui, à mon avis, a été trop rapide et violente rapport à ma fragilité. Nous prenions à chaque séance tour à tour la parole, quand ça a été mon tour j'ai longuement parlé de ma mère, une questiona été posée (inhabituel) et la psychologue a déclaré "la question qui est à se poser est 'pourquoi julie n'accède-t-elle pas au second degré ?'"

Cette phrase disait deux choses : une negation totale de mon vécu de maltraitance psychologique ("ce ne sont que des blagues") et le diagnostic de schizophrenie (il est bien connu que nous n'avons pas accès au second degré trololol)
Je me suis redressée outrée et ai dit "j'ai accès au second degré, je ne suis pas... oh wait" et la lumière fut.
Immédiatement deux choses se sont produites : d'une part une décompensation catatonique impressionnante et immensément douloureuse, d'autre part un soulagement intense. Mon lourd secret, c'était être schizophrene. Ce n'était que cela. Il n'y avait rien d'obscur, il n'y avait rien d'irrémédiable, il n'y avait pas de malédiction ancestrale. Au passage pro tip pour les soignant-e-s et les proches : une personne catatonique n'a pas accès a l'expression verbale ou même corporelle, mais c'est pas pour ça qu'il ne se passe rien dans la tête. Je luttais aprement contre un flot constant d'informations brutes, de type 01001100001010111, d'un agacement au level insupportable (être enfermé-e une heure avec un-e mâcheureusede chewing gum quand on est misophone puissance 10000) et d'une douleur psychique insupportable, pour laquelle il n'existe pas de mots. Je suis toujours incapable de la décrire. Plus une mise à jour crue et absolue du fin fond de l'inconscient, une lucidité absolue et extreme, j'ai oublié, mais c'était pas très joli. En gros on souffre (immensément) en silence (total). Je pense même que la lutte pour survivre psychiquement demande tellement de patate qu'elle interdit toute autre forme de quoi que ce soit.

Bref, suite à cela j'ai demandé au Dr B. comment faire pour que plus jamais ça. On a passé le Risperdal en injection retard. J'ai suivi une psychothérapie auprès d'une super psychologue, de trois ans. J'ai noté tous les signes annonciateurs de rechute et les ai transmis à mon conjoint tout neuf. J'ai arrêté de travailler. Travailler tue, pour moi. Je vis un burn out au bout de six mois de plein temps, et c'est la rechute alcoolique puis psychiatrique.

Savoir que je suis schizophrene a été pour moi une libération, un mot, un contexte, un concept, un sens. J'ai trouvé d'autres personnes schizophrenes dans les arcanes du ouebe. D'autres "schizonormales" (lucides des troubles ou de la aprticularité, selon comment on se définit). J'ai lu, des blogs, de sgroupes, j'ai milité, j'ai appris, j'ai trouvé une partie d'identité (je me définis maintenant comme fol, que je porte avec fierté) J'ai adhéré à un CMP (avec du bol car c'est un CMP avec une équipe de qualité) Ma vie s'est stabilisée. Je n'ai plus jamais été jalouse.

Peut-être... Peut-être que si étant en possession du diagnstic le Dr B. me l'avait livré en temps réel. Peut-être que s'il m'avait expliqué. Peut-être que s'il m'avait dit qu'etre schizo c'est pas grave, que des tas de gen-te-s vivent bien avec. Peut-êtr que mes couilles sur ton nez ça fait une cheminée, ouais, je sais.

Mais please les soignant-e-s. Parlez. Annoncez et surtout accompagnez le diagnostic. Ne restez pas distributeurs d'ordonnance, eduquez. Pour moi savoir que j'étais schizophrene a été une vraie libération. Un vrai sens. Une vraie partie de moi, non honteuse. Que je partage avec je crois 1% de la population. Qui se traite si on le souhaite. Qui s'accompagne. Qui se conçoit et se comprend.


Ne nous laissez plus dans le noir.

jeudi 29 août 2019

Une pensée pour les malades alcooliques






Je parlerai plus précisément des l'alcool même si toutes les addictions méritent évidemment qu'on s'y penche mais d'une part c'est celle que je connais le mieux pour être en proie avec depuis 25 ans et être en lien avec des services d'addicto à ce sujet depuis une quinzaine d'années, de plus c'est sans doute les images auqxuqelles nous sommes le plus exposé-e-s dans la vie courante et, mon thème ici, sur les réseaux sociaux.

Une pensée pour les malades alcoolqiues. La France est le 5ème pays au niveau mondial pour la prévalence des problèmes liés à l'alcool. C'est la deuxieme cause de mortalité en France, en 10% des adultes sont en difficulté avec l'alcool (chiffres inserm).

Ce qui signifie que vous connaissez forcement plusieurs malades alcooliques, ou personnes ayant une consommation problématique, que ces personnes en soit consciente ou non.

J'ai je crois 119 ami-e-s Facebook ce qui signifie environ dix malades alcooliques dans mes ami-e-s, et sans doute plu car beaucoup de mes ami-e-s sont de fols et il y a une comorbidité importante des addictions avec les differentes conditions psychiatriques.

Sachez que parmi ces personnes certaines sont traitées ou en cours de traitement, certaines sont abstinentes par choix, environ personne ne va se vanter d'être malade alcoolique vu le stigmate et de ce que je fais personne ne fait de prosélytisme anti alcool active parmi sa liste de contact. Donc le propos n'est jamais, je répète le propos n'est jamais, ni dans ce billet, de vous dire de vous censurer ou d'arrêter de consommer. Chacun-e fait comme iel veut/peut.

Je suis moi-même censément abstinente (ça reste bien aléatoire mais disons que j'essaye de limiter au plus fort ma conso et ne pas consommer) et je peux être, malgré un traitement, en proie à des cravings (envie/besoin irrépressible de consommer)

Ces cravings peuvent être déclenchés par des mots, des images, donc une pensée pour vos potes alcooliques quand vous postez la photo de votre bière fraiche ou de verre de vin avec le message "moment détente miam miam". Essayez de garder à l'esprit qu'alors vous faites la promotion d'un psychotrope, d'un stupefiant plus toxique que les opiacés (si on ecarte les risques liés aux modes deconso problematique dus à la penalisation de ces consos)

Je ne vous demande pas de ne pas le faire mais juste d'y penser. Cette photo que vous trouvez anodine voire cool ou fancy peut mettre en difficulté plusieurs personnes de vos contacts. Recadrez à l'esprit en vous demandant si vous feriez gratuitement la promotion d'un autre produit stupefiant de manière si banalisée.

Pro tip : evitez de splainer vos ami-e-s en difficulté avec l'alcool. Osef que votre cousin ou votre ami ai eu maille à partir avec l'alcool seule la personne concernée est experte d'elle même. Evitez d'être violent-e même si ça remue des choses très fortes (je me doute qu'avoir eu un-e parent-e malade alcoolique ou un-e ami-e ou proche mort-e de l'alcool est très traumatisant, passez alors juste votre chemin, chaque personne est unique et le topic du déni fait partie de la maladie. Les modes de "s'en sortir" sont aussi divers) Surtout si ces personnes sont déjà conscientes du probleme et/ou en soin. Vous savez quoi ? Elles et leur équipe d'addicto savent mieux que vous.

Une pensée pour les malades alcooliques quand vous choisissez vos termes. "Alcoolo" "arsouille" "pochtron" lol c'est drôle mais c'et surtout sitgmatisant. Je sais aussi que ça fait partie des vannes qu'on se balanceentre potes ou envers soi ^même et ô magie ça tape souvent dans le vrai.

Les recommandations de l'OMS en matière de conso c'est de ne pas dépasser deux verres d’alcool/j pour les femmes (ou plutot personnes afab) et 3 pour les homms (ou plutot personnes amab) Cela non pour un ratio pois tailles mais parceque les personnes afab ont proportionnellement plus de masse graisseuse ce qui "conduit" mieux l'alcool etle rend davantage toxique. En se reservant une journée d'abstinence par semaine.

Davantage ce n'est pas anodin (déjà ces petites doses sont toxiques, sachez le, au passage) et chaque cuite est comme un nouveau coup porté au foie, pancréas, hippocampe (region du cerveau lié a la memoire immediate)

Mais une pensée pour les malades alcooliques quand vous faites la promo de l'alcool, que ce soit le mojito siroté sur votre terrasse, le recit d'une cuite prise lors d'un concert, les "vantardises" habituelle à propos de votre capacité à "encaisser", la fierté de clocher rapport a votre alcool national ou local.

Une pensée pour les malades alcooliques quand vous parlez du "pochtron" du coin ou de "la viande saoule" lors des matches de foot. Scoop : on est des êtres humains.

Au passage je ne demanderai jamais à personne de "pardonner" ou d'accepter les trucs craignos qu'on peut faire sous produit (agressions, conduites mettant en danger autrui etc)

Juste une pensée pour les malades alcooliques avant de poster, parce que c'est une maladie, parce quec'est une addiction puissante et qu'on est exposé-e-s au produit sans cesse tout le temps, partout, à chaque minute quasiment (et qu'on nous jette des pierres quand on consomme pas)(et qu'on nous jette aussi des pierres quand on consomme "trop" ou "pas bien")