mercredi 28 octobre 2015

Force

Je suis sans cesse préoccupée et parmi mes autres failles se trouvent la tristesse les 50 nuances d'angoisse les surinterprétations.. les idées curieuses.
Par dessus tout cela, qui travaille aussi en tâche de fond sans cesse il y a ma force, l'amour que je me porte l'amour que certaines personnes me portent.
Je suis bizarre oui mon contact est semble-t-il un peu étrange. Je pense que je flotte un peu assez souvent mon esprit bat la campagne, j'ai de la fuite dans les idées. J'ai une sensibilité acoustique particulière également ou plutôt un traitement des données bancal du coté cérébral : j'entends bien les sons et les syllabes mais je n'arrive pas toujours à les assembler de façon adéquate ce qui donne à mes conversation un petit cachet Professeur Tournesol. Pourtant la perfection de mes audiogrammes, je ne vous dis que ça. En public souvent je louvoie je dis "mm" ou je dis "ah oui" ou je dis "je ne sais pas, je ne suis pas sure" avec un sourire que je souhaite décontracté mais qui parait plutôt lunaire je crois bien.
Ma "candeur" ou ma "naïveté" ou ma "fraicheur" surprennent aussi. Je sais évidemment user de tact d'empathie de délicatesse mais je suis éternellement emerveillable et tout m'intéresse fortement.
Donc je me présente bizarrement un ensemble un peu diffus, un peu subtil.
Longtemps je me suis haïe pour cela, méprisée, je ressentais tant de honte, ju, tu e peux pas te comporter un peu correctement ? Les auto insultes pleuvaient : idiote, salope, maladroite à deux mains gauches, brutasse, bourrine, sourde comme un pot avec une capacité d'attention de poisson rouge.
Puis je suis tombée du déni et j'ai constaté, d'abord en un flash violent puis sur une année en continu que je vis avec une schizophrénie et que ce n'est pas si grave, ce n'est pas moche, ça ne fait pas de moi une personne moche. Ce grand secret que je portais, cette "tache", cette malédiction se résume en quelques carcactères: f25.1, troubles schizo affectifs tendance dépressive.
Plein de gens m'apprécient et être bizarre n'est pas repoussant, pas forcement. Il s’agit d’une particularité. Je pense être devenue une plutôt bonne personne, c'est qui je suis, ce que je suis, qui fait que cette particularité, la bizzarerie, sera "inquiétante" ou plutôt rigolote-intéressante-touchante.
Probablement que si j'investiguais mon cerveau organe on y trouverait vdes tas de trucs qui winwallent, comme on dit en Haute Savoie. Il gère mal la sérotonine, la noradrénaline, d'autres trucs en -ine, une foule de neurorecepteur mediateurs et tutti frutti. Mais mon très bel encéphale (mon cerveau je t'aime) parvient à être efficient suffisamment pour toute la vie quotidienne, hormis le travail à l’extérieur, plus les mmorpg plus les étues à domicile, plus les lectures et autres formes de culture, plus pour emmagasiner et restituer un tas de souvenirs, plus pour de beaux sentiments, plus pour savoir maintenant les gérer vraiment pas mal.
Je sens mon cerveau travailler, je sens quand il chauffe et fait clong clong comme les moteurs qui refroidissent et quand il vibre c'est u'une émotion sous jacente est trop forte.
Destas de gens m'aiment et m'apprécient je les aime aussi. Des tas de gens s'en carrent de moi, d'autres ne m'aiment pas trop, je ne prends pas cela par dessus la jambe, ça me fait toujours du chagrin. Mais suffisamment de gens m'aiment pour ue je ne me sente pas détruite.
Tombée du déni je me suis aperçue que certains mots n'étaient pas des jugements négatifs "je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi" est certes ambigus mais pas forcément négatif.
Parfois je me sens la plus forte la plus cool la plus futée, je sais en parallèle que j'exagère je ris de moi gentiment interieurement mais je m'autorise à le vivre joliment durant une heure c'est le coup de boost.
Quand je me sens monstrueuse comme quand je me sens géniale, je me répète pour me tempérer une de mes phrases favorites :
Je suis unique comme tout le monde.

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